Elections municipales 2014

31 mars 2014 - communiqué de presse

L’Alternative UDI*MoDem fonctionne aujourd’hui concrètement. Elle est devenue la troisième force politique du pays, en remportant un certain nombre de communes (Pau, Amiens, Laval, Bobigny, Bar-le-Duc, Niort, Bretigny-sur-Orge...) et en conservant d’autres (Drancy, Oyonnax, Annecy, Agen, Bourges, Saint-Brieuc, Mont-de-Marsan, Châtellerault, Bayonne, Biarritz...). Les résultats des élections municipales dans le Pas-de-Calais en témoignent également : les positions de L’Alternative UDI*MoDem y sont largement renforcées avec le gain de Béthune, Saint-Omer, Montreuil-sur-Mer, Laventie, Arques... et le maintien dès le premier tour d’Arras, Frévent, Neufchâtel-Hardelot, Noyelles-Godault... Dans le Nord également avec le gain de Maubeuge, ainsi que le maintien de Valenciennes, Cambrai, Saint-André-lez-Lille, Wasquehal, Fâches-Thumesnil...

 

 

De lourdes échéances attendent les élus :

  • -  la maîtrise de leur budget sans augmenter les impôts ;

  • -  la mise en place des rythmes scolaires avec deux difficultés : leur coût et le recrutement d’intervenants, surtout dans les petites communes ;

           -  le transfert de l’urbanisme aux intercommunalités que seule après le vote du Sénat une minorité de blocage (25% de communes représentant 20% de la population) peut empêcher.

 

La première des leçons à tirer de ce scrutin est le désaveu cinglant du gouvernement et du président Hollande. Le pouvoir politique en place apparaît impuissant à juguler la crise, avec une incapacité à proposer un cap, des solutions crédibles qui soient acceptées par sa propre majorité. C’est donc à une double fracture qu’on assiste désormais : d’une part au sein de la majorité gouvernementale, où une partie n’accepte pas un changement de cap économique qui nécessite de freiner les dépenses publiques et de renforcer les entreprises ; d’autre part entre François Hollande et le peuple qui perçoit son impuissance, ses fluctuations depuis 2012, ce qui ne rassure pas, sans oublier les manœuvres de diversion, notamment sur les sujets sociétaux. Le désamour avec le peuple français est total : il a répondu en sanctionnant ou en s’abstenant.

 

Les perspectives sont maintenant les suivantes.

  • -  Il faut miser sur les ressources territoriales, sur la capacité d’investissement des entreprises qui créent l’emploi.

          -  Il faut baisser les dépenses publiques et changer la politique sociale : il s’agit de redonner du pouvoir d’achat aux plus faibles et de ne pas écraser d’impôts les classes moyennes qui ne les supportent plus.


Il devient donc urgent de mettre en œuvre le Pacte de Responsabilité avec les entreprises, dont on attend toujours la première mesure.
Si nouveau gouvernement il y a, il aura du pain sur la planche, à commencer par se rendre crédible aux yeux des Français, car sans confiance il n’y a pas de politique qui vaille.